Le 19 janvier 2015, Philippe Rivière a présenté l’offre numérique à Paris Musées. Responsable du service multimédia, il est en charge de la stratégie digitale avec pour objectif majeur le développement de la notoriété du réseau des musées municipaux auprès des publics.  

     

    Crée le 1er janvier 2013, Paris Musées est un établissement public à caractère administratif (EPA) qui réunit les 14 musées municipaux de Paris dans une même entité. L’établissement assure la cohérence de la programmation culturelle globale, la production d’expositions temporaires, l’édition d’ouvrages scientifiques et culturels ainsi que la mise en place d’animations pédagogiques et culturelles. Ainsi placé sous tutelle territoriale, Paris Musées s’inscrit dans la politique menée par Anne Hidalgo (maire de Paris) pour faire de la capitale une ville intelligente et durable.

     

    L’établissement bénéficie d’une autonomie juridique et financière qui lui permet de fédérer moyens et actions pour donner plus de cohérence, de simplicité et de dynamisme à la gestion de musées très différents de par leurs tailles, collections ou budgets. Au regard d’une offre numérique lacunaire, d’une communication déficiente, d’une fréquentation en chute, le déploiement d’une offre numérique n’en est pas moins un projet ambitieux, dont Philippe Rivière a tracé quelques grands axes.

     

     Une offre numérique diversifiée pour attirer les publics au musée 

    En premier lieu, Paris Musées s’est donné pour objectif de doter chacun des musées d’un site internet, de développer la présence sur les réseaux sociaux Facebook et Twitter et d’articuler la médiation en ligne avec dans les espaces d’exposition. A titre d’exemple, nous pouvons nommer le site internet du musée Bourdelle, mis en ligne dès 2013, qui propose une visite virtuelle à 360° de l’appartement restauré de l’artiste. Ce dispositif est également mis en service sur le site du musée Zadkine, ainsi que pour la maison de Balzac. Des applications mobiles gratuites ont également été conçues pour les expositions temporaires : une grande signalétique à l’entrée des expositions et la mise à disposition du wifi pour le téléchargement ont popularisé l’usage du numérique auprès du grand public. En termes de dispositifs numériques in situ, la maison de Victor Hugo, le musée Carnavalet et le musée Cognacq-Jay ont été équipés de cartels numériques. Dans d’autres musées, les tablettes numériques ont remplacé les classeurs des guides pour les visites groupées.  Au musée Cernuschi, une table multitouch, placée dans le hall d’entrée, présente l’actualité du musée et invite les visiteurs à créer des parcours personnalisés.

     

    Faire entrer le musée dans les écoles 

    Proche des problématiques rencontrées dans les établissements scolaire et dans un souci constant d’élargir son offre de médiation culturelle, Paris Musées a imaginé deux sites internet à destination du jeune public. Le site Zigomar est un serious game où les enfants se lancent dans des aventures qui les initient à l’histoire de l’écriture, l’art du paysage ou du portrait. Le site Muséosphère propose des visites à 360°des musées où une sélection d’œuvres et d’objets représentatifs des collections sont enrichis de contenus additionnels. Testé par un jeune public hétérogène, ces deux sites internet ont emporté un vif succès.

     

    Le virtuel au service d’une communauté réelle 

    Paris Musées souhaite engager la numérisation à grande échelle mais également en image 3D des œuvres. Conjugué à un travail d’informatisation, cette nouvelle étape permettra de diffuser largement et de valoriser sur internet les collections uniques des musées de la capitale.

     

    Article rédigé par Ingrid Wlazlo

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