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source : http://pix-geeks.com/marketing/multi-ecrans/

Les 17 et 18 janvier 2012 se sont déroulées à la Gaîté Lyrique de Paris les rencontres annuelles « Cross Média » organisées par les universités Paris 8 et Paris 13. Près d’une centaine d’étudiants en Master et doctorants ont participé à ces rencontres qui donnent la parole à des professionnels et des chercheurs du secteur numérique sur les mutations majeures en cours. Deux secteurs d’activités furent au programme cette année : l’e-médiation et la télévision connectée.

Dédiées à l’analyse des « stratégies d’acteurs et aux nouveaux contenus et services », les rencontres « Cross Média »
[1] ont questionné les principales mutations à l’œuvre spécifiquement dans les secteurs culturel et des médias audiovisuels avec des partenaires majeurs. Nous avons débattu de la stratégie des acteurs privés et publics, majors ou spécialisés, des modèles économiques émergents, de la diversité de l’offre de services, des enjeux sociétaux et des perspectives d’évolution liées à la complémentarité des supports de diffusion : de leur multiplication, fractalisation, jusqu’à la disparition éventuelle des écrans ?

La Gaîté Lyrique, partenaire des Rencontres 2012

Cette année, c’est la Gaîté Lyrique de Paris qui a accueilli ces rencontres. Ancien théâtre dédié à l’opérette, la Gaîté Lyrique a réouvert en mars 2011 et se consacre désormais aux arts numériques et aux musiques actuelles. Véritable temple des cultures numériques, elle comprend des espaces d’expositions, des auditoriums et un centre de ressources. Très présente sur les réseaux sociaux, la Gaîté Lyrique a développé toute une communication web qui repose sur trois axes : être à l’écoute de son public, adapter son message en fonction des usages, parler et faire parler d’elle.

 


Mardi 17 janvier 2012 :

Innovations technologiques et nouvelles formes de médiation dans les musées scientifiques et culturels

L’arrivée des NTIC dans l’environnement muséal a entraîné d’importantes mutations dans le mode de présentation des objets, œuvres et contenus culturels et scientifiques, ainsi que dans le mode de réception. Systèmes immersifs, surfaces tactiles, capteurs, téléphones mobile, guides de visite et objets communicants font désormais partie des nouvelles formes de médiation et d’adresse aux publics.

L’intégration de ces nouvelles technologies au sein des stratégies muséographiques devient incontournable. Les institutions culturelles ont peu à peu renforcé leur présence sur Internet et aujourd’hui sur les réseaux sociaux.

Le statut et le rôle du visiteur changent. De plus en plus acteur de sa visite, il devient également contributeur en participant à la co-construction du contenu de la visite muséale en tant qu’amateur « expert » via les plateformes web (Facebook, Flickr, Twitter…) et les blogs. On voit alors émerger de nouvelles pratiques autour de la notion de musée participatif.

  • Le contributif dans les stratégies d’édition partagées. Le projet Lignes de Temps — Par Raphaël VELT, chargé de mission à l’IRI
  • L’usage des jeux pervasifs en tant que dispositif de médiation sur mobile. Le cas du Projet PLUG. Evaluation et retours d’usages — Par Coline AUNIS, chef de projets Web et multimédia au Musée des Arts et Métiers
  • La reconnaissance d’images sur smartphones, usages et perspectives avec l’application Blinkster — Par Gonzague GAUTHIER, webmestre, Community manager au Centre Pompidou
  • Le numérique au service de la médiation culturelle
    — Par Jean-Christophe THÉOBALT, chargé de mission numérique, Ministère de la culture et de la communication, Secrétariat général (SG) Service de la coordination des politiques culturelles et de l’innovation (SCPCI)
  • Élaboration de la stratégie numérique du projet MMC : quels outils pour l’interprétation des objets ? — Par Anne PRUGNON, New Media Developer au Science Museum, Londres
  • Valorisation du patrimoine par le numérique. Le cas de deux projets Culturelabs : le Banc d’orfèvre, Archimôme — Par Emmanuel ROUILLER, directeur de l’agence Mosquito
  • Médiation pédagogique sur Ipad en direction du jeune public. L’expérience de l’exposition « Qui es-tu Peter ? » à l’espace culturel Louis Vuitton — Par Stéphane BEZOMBES, co-directeur de l’agence Réciproque

 


Mercredi 18 janvier 2012 :

La télévision connectée, catalyseur d’innovations technologiques, économiques et artistiques

Équilibre économique des chaînes, financement de la production audiovisuelle et cinématographique, liberté de choix du téléspectateur seront les questions apparaissant en filigrane de chacune des interventions de la journée.

La télévision connectée s’annonce-t-elle comme la dernière manifestation de la convergence numérique ? Quelle sera la place des différents écrans en regard des nouvelles fonctionnalités annoncées ? La convergence numérique permettra-t-elle vraiment une complémentarité des écrans dont se saisiront les créateurs, les publicitaires et les usagers ?

La télévision connectée pose aux acteurs de la filière de nombreuses questions d’ordre économique et juridique. En effet, comme récemment pour le secteur de la musique ― mais aussi aujourd’hui pour celui de l’écrit avec les tablettes multimédias et les liseuses ―, le secteur de l’audiovisuel et du cinéma voit l’arrivée du numérique à la fois comme une promesse et une menace, car elle doit non seulement se l’approprier mais également se réinventer à cette aune. Ainsi le secteur doit-il passer à marche forcée, sous la pression des géants de l’Internet, des opérateurs télécoms et des constructeurs de téléviseurs, du modèle de diffusion d’un flux à sens unique, maîtrisé, sur un seul écran à celui, plus agité, de flux interactifs ouverts et multi-écrans.

Avec le lancement des chaînes TNT, ce sont de nouveaux acteurs qui sont entrés sur le marché de la télévision (NRJ Group, AB, Bolloré, …) grignotant des parts du marché de la publicité aux chaînes historiques.

Comme pour les autres médias classiques, avec l’arrivée de l’Internet, le monopole de la diffusion est tombé. Chacun peut désormais lancer facilement sa chaîne sur YouTube ou Dailymotion.ou créer tout aussi facilement sa propre Web TV.

D’autres acteurs, géants de l’Internet, tels Apple ou Google dont la capitalisation boursière est cinquante à cent fois plus importante que celle de TF1, vont arriver sur le marché avec les Apple ou Google TV, en déployant des moyens énormes. Des agrégateurs de contenus ou distributeur de vidéo en streaming comme Netflix sont également des acteurs redoutables bien implantés aux États-Unis et qui visent à se développer rapidement en Europe.

Comment le marché va-t-il réagir face à ces nouveaux entrants ? Qui va émerger sur le court, moyen et long terme ? Quels usages vont être adoptés ? Comment les marques vont-elles s’approprier ces nouveaux territoires ? Telles sont les questions abordées au cours de cette seconde journée.

Alors que certaines vidéos amateur publiées sur YouTube ou Dailymotion sont vues par des centaines de millions d’internautes quand les scores d’audience des grandes chaînes plafonnent à quelques millions de téléspectateurs, il y a de quoi exciter les agences de publicité et les agences média qui planchent sur de nouveaux concepts pour toucher les clients finaux sur tous les écrans.

Les « digital natives », producteurs de contenus sans complexes et artisans majeurs de cette nouvelle donne, sont des nouveaux acteurs qui entrent en scène. Auteurs, éditeurs et producteurs pour la télévision connectée ont présenté de nouveaux modèles de fiction, de jeux interactifs transmédia, de publicité ciblée et géolocalisée sur tous les écrans.

Enjeux technologiques, économiques et industriels de la télévision connectée

  • Qu’est-ce que la TV connectée aujourd’hui ? (Set-Top-Box, SmartTV, consoles de jeux, … Ma TV est connectée, mais à quoi ?) SmartTV et offres « Over-The-Top » : standards ouverts ou solutions propriétaires ? Avantages et inconvénients… HbbTV : le meilleur du monde, ou le meilleur des mondes ? — Par Bernard PONCET, directeur Innovation Labs – Altran Télécoms & Média, responsable Développements & Portail / Relation Constructeurs – Mes Services TV
  • Qu’est-ce que le transmédia ? Quelle écriture pour quels projets ? — Par Mathias GIMENO, narrative designer, co-gérant de Prospexity
  • Stratégie de France Télévision en matière de télévision connectée ? — Par Éric SCHERER, directeur de la prospective, de la stratégie numérique et des relations internationales nouveaux médias de France Télévisions
  • Comment et où va s’opérer la création de valeur pour chacun des acteurs en présence ? — Par Jean-Marie LE GUEN, Consultant Manager, Pôle Économie des Réseaux et Usages Numériques chez NPA Conseil : étude sur la TV connectée, NPA Conseil

Interactivité et contenus

  • Perspectives du marketing multi-écrans, enjeux du transmedia pour Orange ? — Par Morgan BOUCHET, VP Transmedia et Social Media / Directeur Transmedialab d’Orange
  • In Memoriam et l’ARG Braquo, liens entre les médias Web, mobiles, TV… — Par Thierry HILAIRE, Business development director de Lexis numérique
  • Le transmédia à l’œuvre — Par Caroline GERDOLLE, auteure transmédia
  • Transmedia : quelles autorités de régulation (CSA, ARCEP, CNIL, HADOPI, …), quelle répartition des compétences, quelles protections des auteurs et quel partage des revenus ? — Par Gilles VERCKEN, Avocat (Cabinet Gilles Vercken)
  • L’exploitation de tous les écrans pour le marketing et la publicité— Par Olivier MISSIR, CEO, Brandcasterz

 


[1] Les « Rencontres Cross Média » se déroulent chaque année dans le cadre de l’enseignement mutualisé entre les Universités Paris 8 et Paris 13 : cinq formations du Master « Création, Innovations et Informations numériques » dans les spécialités : « Création et Édition Numériques » UP8, « Innovation en Communication » UP13, « Design Interface Multimédia et Internet » UP13, « Nouveaux Enjeux des Technologies, CNAM.
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