La réalité augmentée fait le buzz et, une fois que l’on sait en quoi elle consiste, il est surtout intéressant de dresser un panorama de ses principales applications dans le domaine marchand. En effet, la réalité augmentée s’invite désormais sur les lieux de vente mais, de façon plus inattendue, jusque dans les foyers des consommateurs.

    C’est une révolution dans l’univers marchand. Les annonceurs font désormais le pari de la réalité augmentée (RA). Les enseignes d’ameublement, de prêt-à-porter et de décoration introduisent dorénavant des outils de réalité augmentée dans leurs processus de présentation et de vente.

    L’insertion du virtuel dans la réalité représente une avancée technologique indéniable. Depuis son émergence en 2010, la réalité augmentée est censée contribuer à l’amélioration du monde réel. Cet outil s’intègre désormais dans l’environnement des consommateurs par le biais de dispositifs tels que les smartphones, tablettes et autres lunettes. Ces instruments permettent l’accès à des flux d’information quel que soit l’environnement dans lequel évoluent les sujets. Ils offrent la possibilité de superposer des images de synthèse à la réalité. Dans ce contexte, les marques s’efforcent de développer leurs activités sur la toile. L’objectif étant de générer des ventes tout en créant de nouvelles relations avec leurs clients. Elles s’emparent des innombrables possibilités qu’offre la réalité augmentée : interactivité,  complément d’informations, etc. Elles déclinent leurs univers sur ces plateformes numériques ouvrant la voie à de nouvelles approches mercatiques.

    La réalité augmentée constitue désormais un support à la vente de premier ordre pour les annonceurs. Elle est également une évolution notable pour les consommateurs car elle offre à ces derniers une multitude de fonctionnalités censées faciliter leurs actes d’achats.

    L'application City Lens de Nokia

    L’application City Lens de Nokia

    Une multitude de services pour les consommateurs

    La mobilité constitue le premier ressort de cette avancée technologique. Par le biais de dispositifs mobiles, la RA guide les chalands vers les points de vente.  Par exemple, l’application City Lens de Nokia permet de se repérer dans les rues commerçantes. Cette application affiche en incrustation sur leur téléphone des informations concernant des commerces situés à proximité de leur position. Cet outil leur indique également les promotions en cours dans les magasins mais aussi les avis et autres notations émis par leurs “amis”.

    Boutique Neo d'Adidas

    Boutique Neo d’Adidas

    Les vitrines interactives constituent le second moteur de la RA sur les lieux de vente. Les devantures des magasins deviennent intelligentes. Par exemple, la boutique Neo d’Adidas, à Nuremberg, en Allemagne a récemment mis en place un nouveau type de vitrine. À l’aide d’un grand écran tactile, les passants ont la possibilité de faire défiler les produits de la marque. Ils peuvent aussi essayer sur un mannequin virtuel des combinaisons de produits, puis les commander depuis leur smartphone. En déployant de telles innovations, les marques espèrent améliorer l’attractivité de leurs produits exposés et accroître la fréquentation des magasins.

    Cabines d’essayage virtuelles

    Cabines d’essayage virtuelles

    De nombreuses boutiques sont désormais munies de cabines d’essayage virtuelles et reliées au web. A présent, les clients peuvent essayer virtuellement vêtements et autres accessoires, sans se dévêtir. Ce dispositif en 3D les suit dans leurs mouvements. Ils peuvent ainsi observer leurs tenues virtuelles sous tous les angles, et trouver rapidement leur taille. Connectées à internet, ces cabines permettent également de solliciter l’avis de leur entourage. La facilité d’usage de cet outil inciterait les clients à essayer davantage de vêtements et prolongerait le temps passé en boutique. Un procédé novateur dont les points de vente souhaitent tirer profit. Ces innovations spectaculaires ont pour but d’augmenter les ventes. Mais l’usage de la réalité augmentée ne se limite pas uniquement aux points de vente et celle-ci a également fait son apparition au domicile des consommateurs.

    La réalité augmentée à la maison

    Lunettes Ray Ban

    Lunettes Ray Ban

    Plusieurs marques rivalisent d’ingéniosité ces dernières années afin d’offrir à leurs clients une multitude de prestations à domicile, basés sur l’expérience de la réalité augmentée. Par le biais de la RA, le fabricant américain de lunettes Ray Ban a surmonté les difficultés liées à la vente en ligne. Le lunetier a créé sur son site internet, une application permettant au consommateur d’adapter ses montures aux courbes du visage. Muni d’une webcam, il se poste devant un miroir virtuel. Celui-ci permet de prendre en photo l’utilisateur qui choisira par la suite de la publier, de la partager, etc.

    Tissot Reality

    Tissot Reality

    Les applications de réalité augmentée ont également séduit les horlogers. Grâce à son application “Tissot Reality”, la marque suisse Tissot propose à ses clients d’essayer leurs modèles à la maison. Le principe est simple : ils impriment un bracelet en papier qu’ils ajustent à leur poignet. Ils le montrent ensuite à leur webcam qui se chargera de leur donner une vue d’ensemble du produit. Plus qu’une avancée technologique, la réalité augmentée s’impose comme un redoutable outil marketing. Dans un marché ultra-concurrentiel, il est désormais vital pour les annonceurs de recourir à de telles innovations pour promouvoir leurs produits, la RA étant une nouvelle alternative commerciale pour le développement de leur chiffre d’affaires. En revanche, ces innovations occasionnent un certain nombre de difficultés pour les consommateurs, notamment l’acquisition de l’usage. La manipulation de ces outils demande l’exercice d’une pratique répétée pour se familiariser avec ses fonctionnalités. Par ailleurs cette évolution technique suscite de vives inquiétudes quant à son usage dans l’espace public. Le caractère intrusif et le stockage de données personnelles par ces outils inspirent des réserves importantes sur leur utilisation. La question du statut des données personnelles, sources de transactions ultérieures, reste posée.

    Article rédigé par Alexandre Issiakhène & Aïssa Mazouz

    Sources : 

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