La voiture connectée était le thème central du Mondial de l’Auto et du Salon de l’Auto 2014 et plusieurs grands groupes automobiles, comme PSA Peugeot Citroën et Volvo, y ont présenté leur nouveau modèle de voiture avec tableaux de bords intégrés. Cependant, aucune application fut mis en avant. Ainsi, ces groupes ne vise qu’une plus-value de leur voiture pour leurs clients et non un terminal d’aide pratique.

    Une vie connectée de tout côtés

    La tendance actuelle est de connecter le plus possible les dispositifs d’un être humain (montre, lunettes, maison, voiture) à son train de vie. C’est la nouvelle aspiration de la décennie : mesurer son environnement, ses actions et tout contrôler à distance.

    L’intérêt des objets connectés est de pouvoir agir sur tous ces objets à partir d’un seul terminal multifonction, qui est souvent le smartphone. Tout notre mobilier connecté est à disposition de nos dix doigts, où que l’on soit. Ils permettent ainsi de simplifier le quotidien des utilisateurs.

    Les dernières années ont notamment vu la croissance du quantified self. Celui-ci se définit comme « la connaissance de soi par les chiffres », il répond essentiellement aux questions « Que faites-vous et comment ? » – comprendre « en quelle quantité ? ». Car effectivement, le quantified self, comme son nom l’indique, donne des données chiffrées, quantifiées. Cette data-visualisation de soi-même a été permis grâce à l’évolution de la nano-technologie qui permet d’emmener partout les dispositifs d’analyse : dans le portable, dans la montre et peut-être bientôt dans les vêtements.

    L’apparition de ces nouveaux objets dans notre quotidien glisse désormais vers notre autre habitacle : la voiture.

    Les analytics dans le domaine automobile sont cependant encore à l’état de prototype. Les données ciblées sont essentiellement celles liées à l’accidentologie et les états du trafic.

    En voiture, Simone

    Dans les années 60 et jusqu’au milieu des années 90, les premières générations de téléphones mobiles (Radiocom 2000 puis les premiers GSM) étaient appelés « téléphones de voiture ». Leur poids, la taille de leur antenne et la nécessité de recharge les rendaient indissociables de la voiture. La voiture communicante existe donc depuis plus de 30 ans !

    Photo publicitaire pour le téléphone de voiture de la marque Cambridge

    Par la suite, dans un contexte où téléphoner au volant est mis à l’index, les liens entre le secteur des télécoms et celui de l’automobile sont restés distants.

    C’est avec l’évolution des téléphones portables puis des objets connectés que la réflexion sur les voitures connectées est revenu. Cette réflexion est aujourd’hui ancrée dans le principe de notre société qui est de répondre à une demande du consommateur

    Des constructeurs automobiles de tous les pays prennent les rennes de la révolution de la voiture connectée et celle-ci se retrouve au centre des Salons de l’Auto de Genève et Paris en 2014. Évidemment, ce sont les grands groupes qui gardent le monopole sur les technologies futures. Ford, entre autres, travaille déjà sur un système automobile ultra connecté destiné au grand public mais aussi aux sportifs et le groupe PSA Peugeot Citroën s’est allié avec IBM pour affiner des tableaux de bord de plus en plus développés.

    Cette connectivité permettra d’offrir de nouvelles prestations dont les automobilistes sont déjà en attente :

    • Améliorer la sécurité

    • Réaliser des économies

    • Gagner du temps

    • Mieux utiliser et entretenir son véhicule

    Le tout via une simple connexion à la prise OBD de votre voiture. Ces protocoles OBD ont l’avantage d’avoir été standardisés par les constructeurs il y a une dizaine d’années et ainsi être compatible avec n’importe quel véhicule léger depuis 2004.

    Les exemples d’initiatives sont nombreux mais le constat est que les constructeurs se limitent essentiellement à l’accidentologie, l’état du trafic, l’état de la voiture et la conduite propre. De plus, les prototypes sont pour l’instant rare et les dates éventuelles de sortie prévues pour des 2015/2020, tels que la Volvo SUV XC90 et l’Opel ADAM.

    L’enjeu est crucial pour les constructeurs automobiles. En effet, c’est l’occasion ou jamais de se placer en tête d’un nouveau marché. L’automobile connectée et intelligente est aujourd’hui une réalité business.

    Hier, aujourd’hui et demain

    Au départ, dans les années 60,  la voiture était communicante ; aujourd’hui, la voiture est intelligente avec de vrais échanges entre le véhicule et son conducteur. Les voitures se sont complexifiées en se modernisant et peu de personne savent les entretenir eux-même. On peut être certain que les technologies de connectivité n’épargneront aucune partie de la voiture et sa lisibilité n’en sera qu’améliorée pour tous. Enfin la voiture tend à être post-moderne en étant de plus en plus autonome, elle pourrait être commercialisée dès 2020 en Europe. Le site Les Échos prévoit que ce marché s’élèvera à 175 milliards d’euros en 2020.

     

    Veille opérée par Pauline Manouvrier, Béatrice Pinel, Alexandre Quemin et Lucas Zappata.

     

    Bibliographie

     

    CLOUZEAU Christophe, “Salon de l’Auto 2014 : voiture connectée et interface tactile” <http://www.webdeveloppementdurable.com/salon-de-lauto-2014-voiture-connectee-interface-tactile> (dernière consultation le 23/10/14)

     

    FILIPPONE Dominique, LEBLAL Serge, “Mondial de l’Auto 2014 : les constructeurs misent tout sur les objets connectés” <http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-mondial-de-l-auto-2014-les-constructeurs-misent-tous-sur-les-services-connectes-58858.html> (dernière consultation le 23/10/14)

     

    BRAUN Thomas, “PSA : la voiture connectée aux terminaux et à la domotique” <http://www.universfreebox.com/article/23597/PSA-la-voiture-connectee-aux-terminaux-et-a-la-domotique> (dernière consultation le 23/10/14)

     

    “La voiture de demain carburera aux big data” <http://business-analytics-info.fr/archives/4168/la-voiture-de-demain-carburera-aux-big-data> (dernière consultation le 23/10/14)

    VERDEVOYE Alain-Gabriel, “L’automobile du futur sera connectée, écolo, autonome” <http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/automobile/20141002trib3fe35c595/l-automobile-du-futur-sera-connectee-ecolo-autonome.html> (dernière consultation le 23/10/14)

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